Projet TIME – Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur (1/100)

Premier et seul livre écrit par Harper Lee, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, prix Pulitzer en 1961, est devenu un classique de la littérature américaine.

Depuis la sortie de ce livre, vendu à plus de 10 millions d’exemplaires, Harper Lee n’a rien publié, sauf quelques articles pour des magazines.

« When you’re at the top, there’s only one way to go, » she once said to a cousin. « I said what I had to say, » she told a bookseller in 2000. (source) »

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est sorti il y a près de 50 ans mais il est toujours très populaire aux États-Unis. Sa popularité est énorme dans le Sud, et plus particulièrement en Alabama, où se passe l’action et où réside encore l’auteur aujourd’hui.

On suit l’histoire de Scout, une petite fille vivant à Maycomb (ville fictive) en Alabama, quelques années après la Crise de 1929.

Scout, son frère Jem et son ami Dill (qui, dit-on, est basé sur le jeune Truman Capote, ami proche d’Harper Lee), vivent toutes sortes d’aventures dans une petite ville où il n’y a pas grand chose à faire. Ils inventent leurs propres jeux, font preuve d’imagination.

Un personnage les fascine plus que tout. Un homme énigmatique, sorte de croquemitaine enfermé dans sa maison et qui ne sort jamais, portant le nom de Boo Radley. (Boo! est l’interjection utilisée en anglais pour faire peur – en français Bouh!)

Mais, si les aventures des enfants sont centrales, c’est ce qui se passe autour d’eux qui importe le plus, ce qu’ils voient sans le comprendre.

Scout, la narratrice, est une petite fille très vive, mais elle ne saisit les lois sociales qui régissent Maycomb. Et c’est peut-être ça la qualité principale du livre : nous faire observer, à travers les yeux de cette petite fille, la ségrégation qui sévit à Maycomb. C’est à travers ses yeux qu’on voit le combat de son père, l’avocat Atticus Finch, pour essayer d’améliorer les choses.

Le livre est écrit dans un style très fluide, ce n’est pas un hasard si les critiques ont souligné avant tout chez Harper Lee la qualité du storytelling, son art de raconter des histoires.

Je peux comprendre pourquoi Harper Lee a considéré que dans cet unique livre, elle avait tout dit.

(photo Flickr)

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