Portrait de Neil Gaiman dans le New Yorker

L’auteur Neil Gaiman se fait tirer le portrait dans le New Yorker cette semaine.

Gaiman est sans doute l’écrivain contemporain le plus apprécié des fans de littérature fantastique. Dans chaque convention où il se déplace, une foule l’attend, comme s’il était une star de cinéma.

En fait, il reçoit même parfois un meilleur accueil que les stars du cinéma. Gaiman raconte qu’à une convention où il se trouvait avec Angelina Jolie -  qui jouait Grendel dans Beowulf, un film qu’il a co-écrit – la foule se massait plus autour de lui qu’autour de Mme Lara Croft.

Plaire au plus grand nombre

Neil Gaiman est l’archétype de l’écrivain de genre qui plaît même à ceux qui haïssent le genre. Coraline, Neverwhere, American Gods, et bien sûr la série de comics Sandman ont tous connu un succès qui est allé bien au-delà du public cible de ces oeuvres.

Prenons l’exemple de Sandman. Les femmes constituent une très petite portion des lecteurs de comics, mais elles étaient nombreuses à rentrer dans les librairies spécialisées uniquement pour acheter Sandman.

Neil Gaiman a un lectorat tellement diversifié qu’il définit ses lecteurs comme “des bipèdes”.

Sa maison

Anglais, Neil Gaiman vit depuis des années dans la campagne du Wisconsin, dans une maison de style victorien qui est divisée en deux grandes parties : Chien et Chat. La partie Chat est le domaine des cinq chats de Gaiman, la partie Chien celle de son berger allemand nommé Cabal, en référence au chien du roi Arthur. L’homme à tout faire de la maison est connu sous le surnom de Woodsman Hans (Hans le menuisier) et l’assistante de Gaiman se fait appeler Quiche, mais son vrai prénom est Lorraine. (Je ne déconne pas).

Gaiman et les nouvelles technologies

Gaiman, Woodsman Hans et Quiche sont tous sur Twitter, ce qui n’a rien d’étonnant quand on sait que Gaiman a été un des premiers écrivains à lancer son blog (en 2001) et que ce blog compte aujourd’hui 1,4 million de lecteurs.
Gaiman se sert de son blog et de son compte Twitter pour dialoguer avec ses fans, leur dire quand acheter ses livres, ou leur poser des questions. Alors qu’il travaillait sur le comic Metamorpho, Gaiman cherchait à savoir lequel entre le broccoli et le chou-rave était le légume le plus drôle. Il a posté la question sur Twitter, et ses lecteurs étaient partagés, bien qu’une majorité pensât que le légume le plus drôle n’était ni l’un ni l’autre, que c’était le rutabaga.
Dans le comic final, Gaiman a écrit :

“Java dreams of giant vegetables. Chiefly rutabaga and unusually knobbly turnips. But not broccoli”.

Vie pas si privée

Les histoires de vie privée des stars ne m’intéressent pas du tout, mais celle-ci est assez jolie pour être raconté. Gaiman vient de se fiancer avec Amanda Palmer, la chanteuse des Dresden Dolls. Il l’a demandé en mariage le 1er janvier, en dessinant au marqueur une bague sur son doigt. La classe.

(photo Flickr)

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Une réponse à Portrait de Neil Gaiman dans le New Yorker

  1. Etman dit :

    Sympa, The Dresden Dolls, esthétiquement et musicalement.

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