Avatar et The Hurt Locker, deux films très différents, ont chacun reçu neuf nominations aux Oscars.
Avatar, c’est bien sûr l’épopée de science-fiction peuplée d’extraterrestres bleus de 3 mètres de haut de James Cameron, un film en 3D au budget pharaonique qui a demandé 15 ans de travail.
The Hurt Locker (Démineurs), signé par Kathryn Bigelow, est l’histoire du travail sur le terrain d’une brigade de démineurs en Irak. Un film qui se veut réaliste, même s’il reste une fiction, et non un documentaire. (à ce sujet, voir Restrepo, un film documentaire sur la guerre en Afghanistan. Les cinéastes ont suivi la vie d’un peloton américain dans une vallée afghane pendant un an)
Le New Yorker résume une autre des différences fondamentales entre Avatar et The Hurt Locker :
“The Hurt Locker” has taken in a little more than sixteen million dollars. “Avatar” took in eleven million. The difference is, the figure for “The Hurt Locker” represents the totality of its receipts in the seven months since it was released. The “Avatar” number represents only the most recent weekend’s take. In Italy.
Qui va gagner l’Oscar du meilleur film ?
Le mode de scrutin pour cette catégorie a changé cette année. Auparavant, seuls cinq films étaient en lice, et celui des cinq qui obtenait le plus de votes des membres de l’Académie était choisi.
Aujourd’hui, dix films sont en compétition et les quelques 5800 membres de l’Académie ne se contentent plus de choisir le gagnant, ils classent les films dans leur ordre de préférence de 1 à 10.
In the unlikely event that a picture gets an outright majority of first-choice votes, the counting’s over. If not, the last-place finisher is dropped and its voters’ second choices are distributed among the movies still in the running. If there’s still no majority, the second-to-last-place finisher gets eliminated, and its voters’ second (or third) choices are counted. And so on, until one of the nominees goes over fifty per cent.
Le New Yorker considère que ce nouveau mode de scrutin pourrait favoriser The Hurt Locker, parce que même si tout le monde s’accorde pour dire qu’Avatar est une prouesse technique, nombreux sont ceux qui trouvent le scénario trop manichéen (dont ce critique).
The Hurt Locker a trois grands atouts. Primo, même si beaucoup moins de spectateurs l’ont vu, rares sont ceux qui ne l’ont pas aimé. Et puis, s’il remporte l’Oscar du meilleur film, Kathryn Bigelow, la réalisatrice, deviendrait la première femme à recevoir une telle récompense. Un autre facteur qui pourrait jouer, explique le New Yorker, est le fait que Bigelow soit l’ex-femme de James Cameron. Or les ex-femmes sont légion à Hollywood:
The other group is ex-wives, who are numerous in the movie colony. James Cameron has four. No. 3 is Kathryn Bigelow. She and her ex-husband are said to get along fine. Still, there’s such a thing as identity politics—something to keep in mind when you’re filling out your entry for the office pool.
Dans la même veine:
- La meilleure critique d’Avatar
- Tout était vrai dans Zoolander
- Anvil – Un documentaire rock à ne pas manquer
- Comment le film aurait dû se finir
- À propos des Oscars : Ben Stiller, Sandra Bullock et Conan O’Brien


