Thesixtyone – Découvrir de la musique de façon aléatoire

Surfer au hasard sur MySpace pour découvrir de nouveaux groupes est une expérience plutôt désagréable. Esthétiquement, MySpace n’est pas loin de décrocher la palme du site le plus laid de la toile. Les backgrounds choisis par la plupart des artistes sont affreux, quand ils ne sont pas dessinés spécialement pour déclencher chez l’internaute des crises d’épilepsies. De plus, on doit supporter sur MySpace quantité de messages de groupes ou d’individus obscurs qui promeuvent ce qu’ils appellent leur « musique » à tour de bras. « Hi, this is DJ JXYhhh. My new mixtape is out march 5. Check it out ! »

Heureusement, voici Thesixtyone.

Thesixtyone, qui tient son nom de la fameuse autoroute du rock américaine (la Highway 61), est un site sur lequel vous pouvez découvrir de nouveaux artistes de manière aléatoire. Sur chaque page, une seule grande photo et une seule chanson. Le fonctionnement est simple : il suffit de se connecter à thesixtyone et une chanson va démarrer.

Vous ne l’aimez pas ? Utilisez les flèches droite et gauche de votre clavier pour naviguer entre les chansons proposées (la barre espace vous permet de faire play/pause).

Le concept est particulièrement intéressant pour les artistes émergents

On thesixtyone, new artists make music and listeners decide what’s good. We’re nurturing a growing ecosystem where talented folks can sell songs and merchandise directly to their fans. Unlike a record or distribution deal where they only make $1-2 per album (if they ever get paid, that is), artists on thesixtyone make at least $7 per album and are paid every 30 days — no wait for recoupment and no complex royalty schemes!

La définition de la mission de thesixtyone devrait être celle de tous les labels:

thesixtyone, inc. was created in 2008 on the basis of yielding the highest annual dividend of auditory happiness for our shareholders across the universe.

En surfant à l’instant sur le site, je suis tombé sur une chouette reprise de Feel Good Inc., le hit de Gorillaz, signé Jack Conte. Son nom ne me disait rien, mais une recherche sur Google plus tard, j’apprends qu’il s’agit du multi-instrumentiste de Pomplamoose, ce groupe qui fait des « vidéosongs » sur YouTube.

Ces « vidéochansons » fonctionnent selon deux règles

  1. What you see is what you hear. (No lip-syncing for instruments or voice)
  2. If you hear it, at some point you see it. (No hidden sounds)

En pratique, ça donne ça:

Reprise de Single Ladies de Beyonce

Le thème de James Bond

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