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OK Go quitte EMi et lance son propre label

OK Go, le groupe plus connu pour la qualité de ses vidéoclips que pour celle de sa musique (le dernier clip en date, This Too Shall Pass est un bijou) a annoncé qu’il quittait EMI pour lancer son propre label nommé Paracadute.

Damian Kulash, le chanteur d’OK Go, avait récemment écrit un papier d’opinion dans le New York Times où il critiquait la décision d’EMI d’interdire l’intégration des vidéos d’OK Go sur les blogs.

Une décision d’autant plus bizarre que c’est grâce à la diffusion sur les blogs du clip de leur chanson Here it goes again, où ils dansaient sur des tapis roulants, qu’OK Go s’est fait connaître dans le monde entier.

Pourquoi EMI a soudain décidé d’enlever la fonction intégration sur les vidéos du groupe ? C’est évidemment une question d’argent. Kulash écrit:

A few years ago, reeling from plummeting record sales, record companies went after YouTube, demanding payment for streams of their material. They saw videos, suddenly, as potential sources of revenue. YouTube agreed to pay the record companies a tiny amount for each stream, but — here’s the crux of the problem — they pay only when the videos are viewed on YouTube’s own site.

Embedded videos — those hosted by YouTube but streamed on blogs and other Web sites — don’t generate any revenue for record companies, so EMI disabled the embedding feature. Now we can’t post the YouTube versions of our videos on our own site, nor can our fans post them on theirs. If you want to watch them, you have to do so on YouTube.

Le problème, c’est qu’en interdisant l’intégration, EMI a récolté très peu d’argent (Kulash estime qu’au maximum le label a obtenu 5400 dollars), mais le nombre de visionnement des vidéos du groupe a diminué de 90%.

L’industrie de la musique cherche encore comment s’adapter à la révolution Internet. Mais essayer de limiter la diffusion du contenu, comme a tenté de le faire EMI, n’est pas la bonne solution, argue Kulash.

In these tight times, it’s no surprise that EMI is trying to wring revenue out of everything we make, including our videos. But it needs to recognize the basic mechanics of the Internet. Curbing the viral spread of videos isn’t benefiting the company’s bottom line, or the music it’s there to support. The sooner record companies realize this, the better — though I fear it may already be too late.

À la lecture de ces mots, ce n’est pas une grande surprise si on apprend aujourd’hui que le groupe de Kulash décide de se lancer à son compte.

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