Andrey Ternovskiy est au centre des convoitises. À seulement 17 ans, ce Russe, à qui on doit le logiciel de chat vidéo aléatoire Chatroulette, est courtisé de toutes parts.
Parmi ceux qui s’intéressent à Chatroulette, on retrouve le magnat moscovite de l’Internet, Yuri Milner, qui possède déjà 5 % de Facebook. Selon le magazine Der Spiegel, Milner voudrait 10 % de Chatroulette et a fait une offre en ce sens à Ternovskiy.
Le Spiegel explique que la Russie veut garder Ternovskiy sur son territoire pour essayer de gruger l’hégémonie américaine sur le web:
[Le président russe] Medvedev, who is an enthusiastic Internet user and occasional blogger himself, is keen to break the American hegemony in cyberspace — an ambitious plan, particularly as the United States is home to many of the market leaders in the Internet economy. The combined value of Google, Microsoft and Facebook amounts to roughly $500 billion, or about a third of the Russian economy’s annual output. So if Russia — which has more than 50 million Internet users and boasts one of the fastest-growing markets — hopes to catch up, then it will need to keep talents like Ternovskiy at home.
Selon les estimations, Chatroulette vaudrait entre 10 et 30 millions d’euros, mais le jeune prodige russe de l’informatique, qui vit encore dans une petite chambre chez ses parents, n’a pas sauté sur l’offre de Milner. Il se demande s’il ne vaudrait pas mieux pour lui aller s’installer aux États-Unis:
Ternovskiy’s head is filled with the things he was told at Milner’s office before he left. We’ll give you all the money you need, they said. What do you want in America? Taxes are lower here in Russia. And if you do decide to go, let us go with you. We’ll put in touch with the right people.
Ternovskiy gets into a taxi. He has an appointment elsewhere. But he seems nervous as he types into his smartphone. He plans to take a trip in the coming weeks — alone. Without Felix [le chauffeur de Milner]. The taxi stops in front of a large embassy building. Ternovskiy is here to apply for a visa — for the United States.
L’article complet du Spiegel ici.
(Ni l’homme déguisé en chat, ni celui qui chatte avec lui, ne sont Ternovskyi. La photo représente les aléas de Chatroulette. Par ailleurs, Ternovskyi travaille à éliminer du site ceux qu’il appelle les « freaks and fuckers ».)
Dans la même veine:
- Facebook – Big brother à côté, c’est de la rigolade
- Les conspirationnistes
- Le vrai McSweeney est mort
- SarcMark – Une entreprise invente « le point du sarcasme »
- ChatRoulette de l’information



