Inuvik est une ville canadienne d’un peu moins de 3500 habitants située deux degrés au dessus du cercle arctique. À Inuvik, il fait nuit noire pendant une grande partie du mois de décembre et pendant la totalité du mois de janvier.
Cette situation a inspiré à l’agence BBDO de Toronto cette très jolie publicité pour Tropicana. Le 8 janvier 2010, un ballon de près de onze mètres de haut a été illuminé à Inuvik pour représenter le soleil.
Une minute de poésie dans ce monde de brutes…
Pour info, la musique est signée Patrick Watson, le morceau s’appelle The Great Escape.
(Cerise sur le gâteau, une brique de jus Tropicana à été offerte à chaque foyer.)
Dans la même veine:
- Lady Blue Shanghai – David Lynch signe une pub pour Dior
- Twin Peaks – Une série de pubs pour du café japonais
- Music. See what it’s made of – Géniale campagne pour Billboard
- Pour la Coupe du Monde, êtes-vous plutôt Nike ou Adidas ?
- Dansemob du Carnaval – Les leçons du fiasco




Moi perso, je trouve pas ça très développement durable tout ça.
Ah d’accord, ça fait des matins qui chantent, t’es pas déprimé de déjeuner à 13h à la bougie, tout ça, tout ça.
Mais cette opération de « bonne fortune », c’est rien que pour vendre du jus de fruits. Et de chez Tropicana, de surcroît.
Alors moi je pose la vraie question: « mais où se trouvent les limites du marketing? ».
(Ce post, digne d’un lecteur de Télé 7 Jours de 605 ans qui n’a rien d’autre à foutre de la journée, n’est pas à prendre pour argent comptant.
C’est vrai qu’elle est jolie et la musique aussi.
Merci de votre compréhension.
Sais-tu Massiou Nico, je suis bien d’accord avec toi et ce sur toute la ligne. Une pub, c’est une pub. Ça reste un moyen, pour les compagnies, de vendre leurs produits et certaines d’entre elles savent comment le faire avec beaucoup de tact. Je pense que le noyau de cette annonce c’est de jouer avec les émotions des acheteurs (nous!)et que Tropicana a su exploiter ce »core » à merveille.
En voyant cette publicité, je me suis demandé jusqu’à quel point est-ce que la présente est ‘’stagée ». Bref, je trouve ton commentaire hyper pertinent
et je, une fois de plus, suis tout à fait en accord avec toi!
Je vous trouve un peu durs. Le but final de la pub est de vendre des produits, évidemment, mais c’est un mal nécessaire. Si vous fabriquez un produit, vous voulez que les gens soient au courant qu’il existe, et qu’ils aient envie de l’acheter.
C’est là que la pub intervient.
Or, il y a plein de façons de faire de la pub. Et en grande majorité, la pub est très mauvaise : pubs toutes semblables pour le yaourt qui te donne la santé, pubs toutes semblables pour la voiture virile, la lessive qui lave plus propre… De manière générale, la pub est un océan de blablabla formaté, chiant comme un matin de novembre.
Et puis, certaines pubs parviennent à sortir du lot. Parfois parce qu’elles sont drôles, parfois parce quelles sont inventives, ou parce qu’elles sont si bien conçues qu’elles ressemblent à de petits courts métrages.
Ces pubs qui sortent de l’ordinaire sont assez rares pour êtres signalées, et c’est dans cette catégorie que je classe la pub pour Tropicana. Alors oui, le but final est mercantile, mais la pub demeure belle.
Et ce n’est pas parce qu’elle est jolie que je vais aller m’acheter trois caisses de jus d’orange
Remettons les choses au clair: je trouve cette pub géniale!
En la voyant avec mon oeil de professionnel de l’image (‘tain, y’a pas à dire, ça claque quand même … et je bluffe même pas), la lumière est magnifique, le montage est terrible et la musique envoûtante. Le principe d’installer ce dispositif à un endroit de la Terre où il fait 50% jour/50% nuit est tout bonnement génial, il suffit de voir la tête des autochtones pour voir que c’est une réussite.
Mon pamphlet anti-pub était dans le seul but de divertir (même si une part de moi pense tout ça, mais c’est la part sombre « alter-mondialiste ado-prépubert révolté du monde capitaliste qui l’entoure, alors qu’il en est un pur produit et qu’il contribue à son maintien »). Il était tard de la journée et en plus, j’avais pas fait caca.
Donc, je vais arrêter l’humour. De t’façons, personne me comprend, alors …..