Winnebago Man

Un film sur les traces de l’homme le plus énervé du monde

Winnebago Man, réalisé en 2010 par Ben Steinbauer, est un documentaire qui tourne autour d’un homme appelé Jack Rebney. Son nom ne vous dit probablement rien, et pourtant Jack Rebney est une véritable célébrité sur Internet. Sa gloire, il la doit à une vidéo qui a été vue des dizaines de millions de fois sur YouTube.

On y voit Jack Rebney s’énerver alors qu’il essaie de présenter différentes caravanes Winnebago. Mais attention, on ne parle pas ici d’une légère exaspération. Rebney est furieux. Tout, absolument tout, le fout hors de lui : la chaleur, le soleil, l’équipe de tournage, le fait qu’il n’arrive pas à se souvenir de ses répliques… Il multiplie les gestes de frustration, il insulte copieusement tout ce qui bouge, y compris lui-même. Dans une scène fameuse, Rebney passe sa colère sur une mouche en essayant de l’attraper rageusement. Bref, Jack Rebney pète un câble sévère devant la caméra.

Et c’est très, très drôle. Jugez plutôt.

La vidéo est de mauvaise qualité. L’image est granuleuse, les couleurs sont passées, le son est étouffé et on entend un sifflement perpétuel en sourdine… Il y a une raison très simple à tout cela : la vidéo uploadée sur YouTube n’est qu’une lointaine copie de la bande originale.

Faisons un petit retour en arrière. Nous sommes à la fin des années 80. Le tournage de l’infopub sur les Winnebagos avec Jack Rebney est terminé et l’équipe, pour se divertir, décide de faire une VHS avec les «out-takes ». La cassette originale passe de main en main. Rapidement, quelqu’un en fait une copie et fait visionner la bande à d’autres personnes, qui en font eux-mêmes des copies. Cette vidéo devient une vidéo virale avant même que le terme ne soit inventé.

Mais revenons au documentaire. Quelque part au milieu des années 2000, le réalisateur Ben Steinbauer est tombé sur la vidéo de Jack Rebney. Une fois l’hilarité initiale passée, fasciné par le personnage du vendeur de caravanes furibond, Steinbauer se met en tête de retrouver Rebney. Problème : personne ne sait ce qu’il est devenu. Aucune trace de lui nulle part. Steinbauer va jusqu’à engager un détective privé pour retrouver Rebney. Celui-ci ne trouve rien sur lui : pas d’adresse connue, ni de carte d’électeur, ni de voiture… La seule chose enregistrée au sujet de Rebney, ce sont des dizaines de boîtes postales. En désespoir de cause, Steinbauer décide d’écrire à toutes ces boîtes postales.

Trois mois plus tard, Rebney lui a laissé un message sur son répondeur. Il accepte de le rencontrer. Le Jack Rebney qu’il va découvrir est très éloigné du personnage qui apparaît dans la vidéo virale. Mais est-ce vraiment le cas ? À vous de le découvrir en visionnant Winnebago Man, le film.
Ou comme dirait Jack :

Do me a kindness Tony and watch the fucking movie. »

Je vous laisse avec la bande-annonce.

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Where is my mind ?

Version piano solo par Maxence Cyrin

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À la question « Quel est ton livre préféré ? »

Athéna, candidate de Québec à la lobotomie télévisuelle Occupation Double, répond :

Le dictionnaire et le Journal de Québec

Vous avez bien lu : le dictionnaire et le Journal de Québec.
(soupir)

….

Faut-il rire ou être horrifié par une chose aussi pathétique ?

En lisant les propos d’Athéna, je n’ai pu m’empêcher de penser à un sketch des Inconnus, une parodie de Fort Boyard où chacun des candidats avait une petite fiche de présentation comme celle-ci.

Athéna, elle, aime le dictionnaire et le Journal de Québec. L’histoire ne dit pas si elle aime aussi les encyclopédies et les Atlas, mais on peut avancer que c’est probable.

Comme il est probable qu’Athéna aime le dictionnaire pour la richesse de l’intrigue et la profondeur des personnages.

 

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Statement. Statement. Question ?

Ci-dessous, vous trouverez une scène issue de la pièce de théâtre « Too much light makes the baby go blind » (TMLMTBGB) de la troupe de Chicago The Neo Futurists.

La particularité de TMLMTBGB, qui est présentée depuis plus de 20 ans sans interruption, est qu’elle est composée de 30 micro-pièces jouées en une heure. Chacune de ces micro-pièces est un exercice de style basé sur un concept simple.

Dans la scène suivante, on ne sait jamais exactement ce que disent les deux personnages. Ils parlent, certes, mais leurs répliques se limitent au type de phrases qu’ils utilisent.

He:  Statement.
xxxxxStatement.
xxxxxStatement.
xxxxxQuestion?
She: Agreement.
He:  Reassuring statement.
xxxxxConfident statement.
xxxxxConfident statement.
xxxxxOverconfident statement.
She: Question?
He:  Elaborate defensive excuse.

Bien qu’on ait rien de concret à se mettre sous la dent, l’imaginaire fait largement le travail, ce qui rend l’échange entre les deux personnages très facile à suivre. Et remarquablement drôle.

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Richard Dawkins taille un costard au parti Républicain

Uneducated fools can be found in every country and every period of history, and they are not unknown in high office. What is unusual about today’s Republican party (I disavow the ridiculous ‘GOP’ nickname, because the party of Lincoln and Theodore Roosevelt has lately forfeited all claim to be considered ‘grand’) is this: In any other party and in any other country, an individual may occasionally rise to the top in spite of being an uneducated ignoramus. In today’s Republican Party ‘in spite of’ is not the phrase we need. Ignorance and lack of education are positive qualifications, bordering on obligatory. Intellect, knowledge and linguistic mastery are mistrusted by Republican voters, who, when choosing a president, would apparently prefer someone like themselves over someone actually qualified for the job.

(Via)

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