Charlie Brooker sur les émeutes de Londres

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If preventing further looting is our aim, then as well as addressing the gulf between the haves and the have-nots, I’d take a long hard look at MTV Cribs and similar TV shows that routinely confuse human achievement with the mindless acquisition of gaudy bling bullshit. The media heaves with propaganda promoting sensation and consumption above all else.

Tout le texte est brillant.

Pour en finir avec les nouvelles règles du Scrabble

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Charlie Brooker propose une solution:

Look here Mattel, if you must launch a new version of Scrabble aimed at youngsters, why not create one called Scrabble Corrective in which players can indeed use the names of products and celebrities, but doing so earns them one hard punch to the face or chest for each point scored?

(Photo)

La drogue la plus dangereuse selon Charlie Brooker

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Selon Charlie Brooker, la drogue la plus dangereuse n’est ni la méphédrone (qui fait des ravages au Royaume-Uni), ni l’alcool, ni la marijuana. Pour lui, « le plus grand danger pour la santé mentale de la nation, ce sont les journaux ».

Extrait de son texte:

Dans sa forme la plus pure, un journal consiste en une collection de faits qui, dans des circonstances contrôlées, peut activement améliorer la connaissance. Malheureusement, les faits coûtent cher, alors pour économiser sur les coûts et augmenter les ventes, des vendeurs peu scrupuleux « coupent » souvent le contenu essentiel avec du matériel plus abordable, comme de l’opinion abusive [en anglais "wild opinion"], des conneries, de l’hystérie vide, des communiqués de presse réchauffés, des publireportages et des photos de Lady Gaga avec ses fesses qui dépassent. Les malheureux usagers ont peu ou pas conscience de la toxicité du produit final; ils digèrent le contenu en toute bonne foi, mais en paient le prix plus tard quand ils se retrouvent à se déchaîner de manière incohérente dans les pubs, ou – de plus en plus souvent – sur les forums Internet.

La chronique de Brooker au complet est ici.

(photo Flickr)

Charlie Brooker sur les changements climatiques

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Dans sa chronique pour le Guardian, Charlie Brooker – vous savez, ce journaliste anglais qui détruisait dans une vidéo hilarante tous les codes du reportage télévisé – parle de notre relation au temps, et particulièrement de notre incapacité à nous projeter dans le futur. Il prend l’exemple des joggeurs qui sont capables de « souffrir » aujourd’hui pour un bénéfice qui viendra au long terme, alors que la majorité des gens se plaignent de leur surpoids assis dans leur sofa, les chips à portée de main.

Notre échec à évaluer les conséquences futures de nos actions actuelles est un des principaux écueils dans la lutte contre le réchauffement climatique, soutient Brooker qui présente, dans la suite de son texte, un des meilleurs arguments à opposer aux négationnistes:

« Et on fait la même chose avec l’environnement : on échoue à prendre des mesures douloureuses aujourd’hui qui faciliteraient notre existence dans le futur, parce qu’elle sont trop laborieuses – à moins que vous ne soyez un contradicteur, auquel cas vous pensez que toute cette histoire de changement climatique n’est qu’une histoire inventée de toutes pièces, et que tous les scientifiques sont des personnes sournoises et intéressées qui exagèrent tout, à l’exception de la poignée de scientifiques courageux qui sont d’accord avec vous. Hé, je ne suis pas un scientifique. Je ne suis pas non plus un ingénieur, mais si je demandais à 100 ingénieurs si la traversée d’un pont était risquée, et que 99 me disaient que oui, je chercherais probablement un autre moyen de passer de l’autre côté du ravin, plutôt que de me ranger bruyamment du côté de ceux qui disent le contraire, et de débattre pour trouver un consensus tout en traversant le pont dans mon Hummer.« 

Pendant ce temps au Canada…

On a appris aujourd’hui que le gouvernement canadien a implanté un « protocole de relations avec les médias » qui interdit aux scientifiques d’Environnement Canada de répondre directement aux journalistes.

Avant de parler aux médias, ces scientifiques, qui travaillent sur les questions environnementales, doivent maintenant demander la permission et fournir par écrit les réponses détaillées qu’ils comptent donner aux journalistes. Et ce n’est pas tout. Après avoir accordé l’entrevue, ils doivent rédiger un rapport.

Le gouvernement canadien se défend de vouloir museler ses scientifiques sur les questions climatiques, son but est « d’uniformiser les relations avec les médias ». Peu importe le terme utilisé pour décrire cet état de fait, le résultat est le même : la situation est tellement absurde que les médias canadiens se tournent maintenant vers des experts américains pour traiter de questions environnementales canadiennes.

Un tel protocole de relations avec les médias n’est pas tellement étonnant venant d’un gouvernement dirigé par un premier ministre qui a écrit, au sujet du protocole de Kyoto, traité qui vise une réduction des gaz à effet de serre:

«Kyoto est essentiellement un complot socialiste qui vise à soutirer des fonds aux pays les plus riches, lit-on dans la lettre, qui est signée de la main de M. Harper. La mise en application [du traité] nuirait gravement à l’industrie des hydrocarbures, qui est essentielle aux économies de Terre-Neuve-et-Labrador, la Nouvelle-Écosse, la Saskatchewan, l’Alberta et la Colombie-Britannique. Les travailleurs et les consommateurs de partout au Canada y perdront. L’ACCORD DE KYOTO NE FAIT PAS DE GAGNANTS AU CANADA [NDLR: en majuscule dans le texte].»

Charlie Brooker explose les codes du reportage télé

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Charlie Brooker, journaliste et humoriste anglais, a réalisé un topo où il se moque de tous les codes établis du reportage télévisé : le journaliste qui marche vers la caméra en ponctuant ses phrases d’un geste de la main, les plans de coupe de paysages ou de gens qui passent, les vox pop inutiles…

C’est aussi drôle que trash. Extrait :

« Next a walkie-talkie preamble from the author, pacing steadily towards the lens, ponctuating every other sentence with a hand gesture and ignoring all the pricks milling aroung him like he’s gliding through the fucking Matrix, before coming to a halt and posing a question ».

Et voici la vidéo complète :