Humains après tout

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daft

Avec la sortie imminente du prochain album de Daft Punk, Random Access Memories, et le matraquage de Get Lucky un peu partout sur le web, difficile d’échapper ces derniers temps aux robots les plus célèbres de l’electro française.

Mais qui sont les humains derrière les masques? Une vidéo de 1995 va au-dessous des masques de Guy-Manuel de Homem Christo et Thomas Bangalter et permet de (re)découvrir les Daft d’avant la méga-gloire.

 

I'm Comic Sans, Asshole

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Comic Sans, la police de caractères la plus affreusement kitsch de l’histoire de l’humanité, en a assez de se faire prendre de haut par des hipsters qui ne jurent que par Helvetica.

Extrait de sa lettre d’insultes:

You don’t like that your coworker used me on that note about stealing her yogurt from the break room fridge? You don’t like that I’m all over your sister-in-law’s blog? You don’t like that I’m on the sign for that new Thai place? You think I’m pedestrian and tacky? Guess the fuck what, Picasso. We don’t all have seventy-three weights of stick-up-my-ass Helvetica sitting on our seventeen-inch MacBook Pros. Sorry the entire world can’t all be done in stark Eurotrash Swiss type. Sorry some people like to have fun. Sorry I’m standing in the way of your minimalist Bauhaus-esque fascist snoozefest. Maybe sometime you should take off your black turtleneck, stop compulsively adjusting your Tumblr theme, and lighten the fuck up for once.

Le reste sur le toujours excellent McSweeney’s

Finale de LOST – Toutes ces questions restées sans réponse

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J’attendais la finale de LOST comme un album de Radiohead: avec fébrilité et impatience.  Six saisons de télé convergeaient vers ce point, vers une île aux propriétés étranges située quelque part au milieu du Pacifique Sud, ou peut-être complètement ailleurs, qui sait.

J’attendais le dernier épisode et j’étais confiant. J’étais prêt à pardonner aux scénaristes leur méli-mélo spatio-temporel et leurs fameux flash-sideways qui alourdissaient la série depuis la quatrième saison, parce que je pensais que le jeu en valait la chandelle. Au bout du compte, croyais-je, notre attente serait récompensée. J’avais tort.

C’est bien dommage. Je place la première saison de LOST sur le podium des meilleures saisons de télé, peut-être même sur la plus haute marche, et les saisons 2 et 3 ne sont pas loin derrière. Depuis la saison 4, le show est en perte de vitesse, devenant de plus en plus embrouillé et confus. Pourtant, j’ai continué à regarder la série avidement.

C’est que, malgré ses défauts récents, LOST est parvenu à rester divertissant. Et ce, en grande partie, parce que sa recette fonctionnait toujours. Ces mystères placés dans des mystères, placés dans des mystères, comme des poupées russes, étaient la marque de fabrique de LOST. Une question résolue dans la série amenait trois nouvelles questions. Et c’était très bien comme ça.

Mais LOST s’est terminé avec tant de questions majeures restées en suspens que nombreux – et j’en fais partie – se sentent floués. Pourquoi porter tant d’importance à Walt si on ne le revoit jamais ? Pourquoi les « Others » se déguisaient-ils ?  Quelle est l’histoire de la fameuse statue à 4 orteils ? Et bien sûr, quel est le délire avec la séquence de nombres omniprésente 4,8,15,16,23, 42 ?

CollegeHumor a réalisé une vidéo qui liste toutes ces questions restées sans réponse.

À vrai dire, même si j’étais confiant, je m’attendais un peu à ce que la série se termine ainsi. La série LOST a été conçue de la même façon qu’une autre série américaine culte, Twin Peaks, qui elle aussi prend fin en laissant beaucoup de questions en suspens. La raison ? Twin Peaks était écrite au fur et à mesure, les intrigues se rajoutant au gré des idées des scénaristes. C’est exactement ce qui s’est passé avec LOST : il n’y avait pas de plan d’ensemble, juste des tas de pistes à explorer et des idées à creuser. Les scénaristes n’avaient pas plus la réponse à ces questions que n’importe lequel des téléspectateurs.
Mais après tout, une statue géante de déesse égyptienne à 4 orteils, c’est plutôt cool, peu importe la raison. En tout cas, beaucoup plus que cette histoire magico-bullshitesque de lumière et de liquide magique, qui fait très heroïc-fantasy de bas étage. Il ne manquait plus qu’un dragon et une épée dotée de pouvoirs surnaturels.
Et peut-être même, soyons fous, un caméo de Xena la guerrière. Ça, ça aurait été le pompon. Parce que quitte à finir dans le kitsch, autant y aller à fond.
BONUS: La mystérieuse séquence de nombres finalement expliquée.